Calculer l’immobilisation corporelle : méthode simple et efficace

Oubliez la frontière nette entre dépense courante et acquisition durable : la gestion des immobilisations corporelles, c’est l’art de donner à chaque bien la juste place dans la comptabilité. Ici, pas de place à l’improvisation : tout actif a son traitement particulier, loin d’une simple charge. Ce qui suit va droit au but, pour comprendre sans détour comment traiter, calculer et enregistrer une immobilisation corporelle.

En comptabilité, une immobilisation ne se gère pas comme une dépense ordinaire. Son traitement répond à des règles spécifiques, qui diffèrent nettement de celles appliquées à une charge classique. Vous trouverez ici toutes les informations concrètes pour comprendre le fonctionnement de la comptabilisation des immobilisations.

Quel seuil pour comptabiliser une immobilisation ?

Aucun seuil chiffré n’est imposé dans le plan comptable pour reconnaître un bien comme immobilisation. Dès lors, tout bien qui répond aux critères d’une immobilisation doit être inscrit et amorti. Il existe cependant une tolérance pour les biens de faible valeur : le plan comptable général précise que « les actifs non significatifs peuvent être passés en charges de l’exercice » (art. 212-6). Côté administration fiscale, la dépense est traitée comme immobilisation si son montant dépasse 500 € HT.

Comment identifier une immobilisation ? Qu’est-ce qu’un bien immobilisé ?

Dans les faits, une immobilisation est un bien que l’entreprise prévoit d’utiliser au moins une année. Pour être classé comme tel, il doit être identifiable, générer un avantage économique et avoir une valeur positive. On distingue trois grandes familles d’immobilisations : corporelles, incorporelles et financières.

Chaque année, la valeur des immobilisations diminue dans les comptes, traduisant la perte de valeur progressive de ces actifs au fil du temps.

Immobilisations corporelles : de quoi parle-t-on ?

Les immobilisations corporelles rassemblent tous les biens matériels détenus durablement par l’entreprise. Ils doivent servir l’activité sur une période supérieure à douze mois et procurer un avantage économique. Voici des exemples concrets de biens concernés :

  • Terrains
  • Bâtiments
  • Agencements et installations
  • Matériel technique, équipements et outillage industriel
  • Véhicules
  • Mobilier
  • Matériel de bureau et informatique

Qu’en est-il des immobilisations financières ?

Du côté des actifs financiers, les immobilisations financières regroupent l’ensemble des placements détenus à long terme par l’entreprise. On distingue notamment :

  • Participations
  • Titres immobilisés
  • Prêts accordés
  • Dépôts et cautionnements

Comment calculer le coût d’acquisition d’une immobilisation ?

Le coût d’acquisition inclut toutes les dépenses directement liées à l’achat et à la mise en service du bien dans l’entreprise. Cela comprend : le prix d’achat, les taxes non récupérables, frais d’importation, remises ou rabais, ainsi que tous les frais directement attribuables (installation, honoraires, commissions, certificats, transport, livraison, frais de mise en service, etc.).

Charge ou immobilisation : comment faire la différence ?

Une charge correspond à un bien ou service consommé immédiatement sur l’exercice en cours. Les factures d’abonnement téléphonique, loyers, salaires ou impôts, entrent dans cette catégorie. À l’inverse, une immobilisation reste dans le patrimoine de l’entreprise au-delà d’un exercice : machines, véhicules, mobilier…

Enregistrer la sortie d’un bien immobilisé : comment procéder ?

Un actif peut quitter l’entreprise pour diverses raisons : vente, échange, destruction ou cession. À chaque sortie, il faut passer plusieurs écritures pour refléter la disparition de l’actif et l’encaissement du prix de vente. Voici comment s’y prendre :

  1. Pour retirer le bien des actifs, on débite le compte 675 (« Valeur comptable des éléments cédés ») à hauteur de la valeur nette comptable, et le compte 28 (« Amortissements ») pour le montant total amorti. Le compte d’immobilisation concerné (classe 2) est crédité.
  2. Pour la vente, on débite le compte tiers (462 « Créances sur cessions d’immobilisations »), on crédite le compte 445717 pour la TVA collectée, et le produit de la vente HT est crédité sur le compte 775 (« Produits des cessions d’éléments d’actif »).

Comment saisir une acquisition d’immobilisation ?

Lors de l’achat d’un bien immobilisé : on impute la valeur HT sur un compte de classe 2, la TVA sur le compte 445620, et le montant total au crédit du compte fournisseur (404). Pour le paiement, on débite le fournisseur (404) et on crédite la banque (512).

Et pour les immobilisations en cours ?

On parle d’immobilisations en cours pour tous les investissements non achevés à la clôture de l’exercice. Ces montants sont portés au débit du compte 23 et se répartissent ainsi :

  • Travaux réalisés par l’entreprise elle-même (comptes 231 et 232)
  • Travaux confiés à des prestataires externes (comptes 237 et 238)

En contrepartie, le compte 72 (« Production immobilisée ») est crédité.

L’amortissement en pratique : quelles écritures ?

Pour une immobilisation corporelle, on débite le compte 68112 (« Dotations aux amortissements des immobilisations corporelles ») et on crédite le compte 281 (« Amortissements des immobilisations corporelles »). Pour une immobilisation incorporelle, c’est le compte 68111 qui est débité et le compte 280 crédité.

Méthodes de calcul de l’amortissement : linéaire ou dégressif ?

Avec l’amortissement linéaire, la perte de valeur se répartit uniformément sur la durée d’utilisation prévue du bien. Le taux annuel est obtenu par : 1 / durée d’utilisation. Si l’acquisition intervient en cours d’exercice, on applique un calcul au prorata des jours d’utilisation à compter de la mise en service.

En dégressif, l’amortissement est plus fort au début. Le taux s’obtient en multipliant le taux linéaire par un coefficient (1,25 pour 2 à 4 ans, 1,75 pour 5 à 6 ans, 2,25 au-delà de 6 ans). La première annuité s’applique sur la valeur nette comptable, au taux majoré et au prorata des mois. Les années suivantes, l’amortissement porte sur la nouvelle valeur nette, tant que le montant reste supérieur à celui du linéaire.

Où retrouve-t-on l’amortissement au bilan ?

Les immobilisations figurent à l’actif du bilan. Pour chaque bien, la valeur brute est affichée, accompagnée du montant cumulé des amortissements constatés au passif. Ainsi, la valeur comptable nette tient compte de la dépréciation subie au fil des années.

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  • 28 juillet
  • 2020

  • / Mortier Benoit

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