Les meilleures options pour placer son argent en 2021

Impossible de parler placements sans briser quelques certitudes : en 2021, les repères vacillent et les repères d’hier ne suffisent plus. Entre banques classiques, conseillers en gestion de patrimoine, plateformes en ligne et fintechs qui bousculent le secteur, l’offre ressemble à un vrai labyrinthe. Ce panorama détaille les meilleures pistes pour placer ses économies, selon différents besoins et profils. Gardez à l’esprit qu’une stratégie d’investissement ne s’improvise pas ; elle doit toujours tenir compte de votre situation propre, de votre patrimoine et de vos objectifs.

Ouvrir un compte courant : comment s’y retrouver ?

Avant toute chose, le compte courant structure la gestion quotidienne. Salaires, dépenses récurrentes, argent disponible instantanément : tout transite par là. Mais toutes les offres ne se valent pas. Pour un RIB reconnu partout, et une domiciliation de revenus sans souci, certaines néobanques posent encore question.

Pour ceux qui privilégient praticité et économies, les banques en ligne avancent leurs atouts : absence de frais, interface claire, services efficaces. Prendre le temps de comparer les fonctionnalités et tarifications des différentes enseignes se révèle salutaire, car sur la durée, quelques détails peuvent faire la différence.

Où placer ses économies sur un livret ? Et si les banques industrielles tiraient leur épingle du jeu ?

Livret A, LDDS ou PEL, chaque produit d’épargne réglementé a son public. Le hic ? Leur rémunération stagne, plafonnée à 0,5 % ou 1 %. Les épargnants les plus attentifs cherchent alors ailleurs, quand leur livret atteint ses limites.

Moins connu, un autre circuit existe : les banques détenues par des groupes industriels, notamment dans l’automobile, commercialisent des livrets bancaires offrant un taux bien supérieur à la moyenne du marché classique. Des exemples concrets ? PSA Banque ou RCI Banque (Renault) proposent jusqu’à 0,8 % par an. De quoi redonner du sens à la mise de côté réglementée… sans se contenter des vieilles recettes.

Investir en Bourse sans veiller au grain chaque soir : les robo-advisors prennent le relai

Entrer en Bourse intimide de nombreux épargnants. Le mot fait surgir le spectre du risque. Pourtant, certains dispositifs permettent de déléguer intelligemment la gestion de votre capital tout en visant la performance.

Déléguer sa gestion : bien choisir sa méthode

Confier ses investissements à des professionnels, gestion pilotée via assurance-vie ou PEA, semble une évidence pour qui cherche simplification et expertise. Ce confort a un prix : attention aux modèles de suivi et aux frais. Toutes les sociétés ne se valent pas sur ces points.

Robo-advisors : la finance pilotée par la tech

Dans cet univers, les fintechs et leurs fameux robo-advisors marquent un tournant majeur. Alliant automatisation, intelligence algorithmique et conseil digital, ils construisent des portefeuilles sur-mesure, en s’appuyant sur les ETF (trackers) pour offrir une diversification massive.

Les atouts concrets de cette approche ?

  • Diversification optimisée avec des ETF qui investissent sur des centaines d’entreprises et marchés, limitant la dépendance à un seul secteur.
  • Frais réduits, car les ETF répliquent les indices sans nécessiter une gestion active : souvent 0,10 à 0,40 %, loin des 2 % traditionnels.
  • Un accompagnement digital, où suivi et arbitrages se font en temps réel, tout en conservant un accès à un support humain pour les cas particuliers.

En pratique, ces plateformes affichent des performances solides : en 2020, les portefeuilles de robo-advisors naviguaient entre 3,4 % et 22,8 % (avant prélèvements obligatoires), avec la possibilité de privilégier des supports responsables. Un vrai vent de renouveau pour l’investissement boursier.

Garder la main : investir soi-même sur la Bourse via banques et courtiers en ligne

La gestion autonome séduit ceux qui veulent décider sans intermédiaire. Sur les plateformes en ligne, ouvrir un PEA ou une assurance-vie en gestion libre donne accès à des frais attractifs et une gamme très large de supports, des actions aux ETF.

Privilégier les ETF multiplie les pistes d’investissement tout en restaurant le contrôle sur les coûts, avec juste quelques points de vigilance : selon le contrat, un arbitrage sur ETF peut par exemple entraîner des frais de 0,10 %. Vérifier ces paramètres avant d’agir évite la déconvenue.

Investir dans l’immobilier sans acheter directement un bien, c’est possible

En France, l’immobilier incarne la stabilité, mais acheter un appartement ou une maison suppose un apport conséquent et des démarches lourdes. Il existe pourtant des alternatives accessibles pour profiter du dynamisme du secteur.

SCPI : miser sur l’immobilier « papier » pour répartir le risque

Les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) rendent la pierre accessible à tous : on acquiert des parts et l’on perçoit une part des loyers générés, sans se charger soi-même de la gestion. À noter : les frais d’entrée sont souvent élevés, jusqu’à 10 % de la somme investie. L’accès se fait via des conseillers ou, de plus en plus, des plateformes digitales.

SIIC : l’immobilier coté, achetable en un clic

Investir dans les sociétés d’investissement immobilier cotées (SIIC), via un PEA ou une assurance-vie, permet d’introduire l’immobilier en Bourse dans son portefeuille. Certains ETF, comme l’iShares Development Markets Property Yield, servent d’interface idéale pour intégrer l’immobilier coté, que l’on soit partisan de la gestion libre ou déléguée.

Stimuler l’économie réelle : PME, jeunes pousses et crowdfunding

Le financement participatif et le crowdlending rendent possible l’investissement direct dans des PME, des startups et des projets porteurs, localement ou non. Aujourd’hui, chacun peut soutenir l’essor entrepreneurial, avec des montants adaptés à sa capacité d’épargne.

En pratique, ce type de placement se décline le plus souvent sous deux formes :

  • Devenir actionnaire d’une société non cotée via le crowdfunding, en pariant sur son potentiel de plus-value.
  • Prêter à une entreprise avec le crowdlending, et percevoir des remboursements majorés d’intérêts chaque mois.

Bien sûr, la prise de risque est significative : il vaut mieux ne pas dépasser 5 % de son patrimoine sur ces véhicules. Les nouvelles plateformes spécialisées, souvent conduites par des fintechs, multiplient les possibilités, économiques locales, énergies vertes, tech responsable… Chacun peut choisir le secteur qui lui parle vraiment.

La fintech, locomotive des placements en 2021

Difficile d’ignorer l’empreinte laissée par les fintechs : conseil, assurance-vie digitalisée, gestion de budget, agrégation multi-comptes ou encore découverte de nouveaux placements. Leur secret ? Des outils intelligents, un pilotage personnalisé, et la promesse d’une plus grande transparence sur les frais et la performance. Pour investir efficacement en 2021, ces acteurs n’ont jamais autant facilité la vie des particuliers exigeants et curieux.

Résumé

Investissements financiers prévus Donner la préférence aux courtiers
Le livre de banque Les banques dites « industrielles » (constructeurs automobiles)
La bourse : en Gestion Managed Les fintechs (robo-consultants)
La bourse : en libre gestion Assurance vie ou PEA en ligne
Immobilier SIIC via l’assurance-vie en ligne ou PEA ou chez un fintech (robo-conseiller)
crowdfunding Fintechs (plateformes de crowdfunding ou de crowdfunding)

Crowdfunding immobilier : nouvelle donne pour les épargnants

Parmi les voies innovantes, le Crownfunding immobilier incarne l’audace de la finance participative appliquée à la pierre. Il s’agit d’investir des sommes parfois modestes dans des projets immobiliers portés par des plateformes spécialisées. Chacun peut injecter quelques centaines, ou milliers, d’euros, choisir ses opérations et conserver la maîtrise de ses choix.

La nouvelle manière d’investir dans la pierre

Le premier intérêt réside dans l’encadrement sécurisé : chaque dossier soigneusement sélectionné répond à des critères exigeants, et les taux d’intérêt, selon les opérations, culminent entre 8 et 10 % par an. Résultat ? Diversification, impact concret et accès facilité à un secteur longtemps réservé à un cercle restreint. 2021 achève de brouiller les frontières entre la Bourse, l’immobilier et la tech : la question se pose désormais sans détour. Où souhaitez-vous orienter votre prochain placement ?